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Le livre : Georges Banu explore le sens et la représentation de la nuit dans l'art à partir du siècle des Lumières. Ce thème majeur de l'histoire de l'art, qui porte en lui la problématique de la perdition, de l'opposition mais aussi de la mélancolie, et qui a inspiré nombre de peintres, n'avait encore jamais fait l'objet d'une étude à part entière. L'ambivalence nocturne se déploie dans toutes les nuits : nuit gothique, romantique, symboliste, naturaliste ou expressionniste, nuit des villes ou nuit des champs, nuit mystique ou nuit sans Dieu… Et l'homme y plongera aussi bien pour exalter sa révolte et assouvir sa soif d'excès que pour chercher un refuge et tenter un retour à soi. La nuit accompagne et exalte tous les états de l'homme moderne. Empruntant à la philosophie et la littérature, et en dialogue avec peintres (notamment Spilliaert, Munch, Redon, Turner, Courbet, Friedrich, Van Gogh, etc.) et hommes de théâtre (de Wagner à Vilar, en passant par Brecht ou Chéreau) Georges Banu pénètre au cœur de cette nuit plurielle qui hante l'artiste.
Sommaire : I. Préambule : La nuit ou le dos du jour ; l'état de nuit ; les nuits modernes ; figurations de la nuit II. Le paysage nocturne ou le moi du monde : Thème avec variations ; Comme une "bouche d'obscurité"; La nuit, tous les chats sont gris ; Travail de nuit ; "Dieu est dans les roseaux" III. Avatars et dérèglements nocturnes : Nuit païenne, nuit sacrée ; De la nuit gothique à la Stimmung ; La nuit symboliste ; Les nuits sans nuit ; Visions de nuit IV. Nocturnes urbains : Activités et excès ; Les fêtes insomniaques ; La nuit politique ; Cauchemars urbains V. Les nuits de la scène : La salle assombrie ; Le temps et l'ombre ; Des ténèbres au retour de la clarté ; Les nuits de Vilar ; La lumière du Nord ; La nuit elle-même ; Variations autour du nocturne VI. Les nuits de la modernité : La nuit naïve ; La nuit mentale ; Noir pur VII. Clôture
L'auteur :
Georges Banu est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés notamment aux rapports entre peinture et théâtre. Nocturnes est le point d'orgue d'une trilogie dont les deux premiers tomes, Le Rideau ou la fêlure du monde (1997) et L'Homme de dos (2000), s'attachaient également à étudier l'art dans sa relation à la disparition, l'envers, le caché, la séparation.
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